Sortie nature et cuisine sauvage avec Béranger

Avec plein d’informations sur les plantes comestibles que tu pourrais bien découvrir lors de tes futures balades en pleine nature! Retour sur une journée : “à la découverte de la nature sauvage et comestible” initiée par notre hôte Béranger.

par Claire MAJOREK

Si tu habites dans les coins de Metz et que tu souhaites communier avec la nature, c’est ici que ça se passe.

Béranger de LorraiNature organise régulièrement des sorties “nature” sur différentes thématiques. “La nature est fabuleuse” comme il le dit bien souvent. Sa noble démarche te permettra d’apprendre, d’aimer et de respecter mère nature dans les règles de l’art.

Départ en douceur, un beau dimanche d’avril aux environs de 10h…

Il est 10h, le vent se fait discret et le soleil empreint de douceur se pose sur les prairies d’Ancy-sur-Moselle. Nous sommes une dizaine à venir partager l’expérience “nature” que nous propose Béranger. Quelques pas et le voilà déjà à la recherche de bien des délices que nous allons découvrir au fur et à mesure de la journée.

A la découverte de fleurs et plantes comestibles

Une riche nature nous attend et Béranger scrute les moindres détails de ce sol que nous foulons à petits pas. Il a l’habitude d’être là, dehors et ne cesse pourtant de s’émerveiller des cadeaux que la nature nous offre. Nous avançons et il nous entraîne dans son “sanctuaire” pour partager ses connaissances.

Voici les choses que j’ai retenues de cette charmante visite, la balade et le savoir de Béranger à portée de lecture en attendant de vous inscrire à l’une de ses nombreuses sorties…


Le pissenlit

On peut consommer les jeunes pousses, les fleurs et les boutons floraux. Les feuilles et fleurs peuvent se cuisiner en salade. On peut également faire du vin et de la confiture en utilisant uniquement les fleurs. Les boutons floraux quant à eux seront destinés à la préparation de délicieuses câpres.


Le panais

De la même famille que la carotte (apiacées), il se cuisine de la même façon. Il faudra récolter les racines avant la floraison et faire attention à sa sève photosensibilisante qui peut faire des tâches sur les mains.


Le millepertuis perforé

Celui-ci dispose de propriétés médicinales. En mélangeant les feuilles à de l’huile et en consommant ce mélange on obtient un effet anti-inflammatoire. Mélanger 5-6 fleurs dans 10cl d’huile à raison d’une demi cuillère à café chaque matin.


La cardamine des prés.

Ces petites fleurs blanches-rosées au goût de radis mesurent environ 30 cm. Délicieuses en salade de la tige jusqu’aux fleurs (formant 4 pétales en forme de croix).


La gesse des prés.

Douce et délicieuse, ses feuilles sont opposées et duveteuses et on peut apercevoir de petits crochets sur le haut de la tige. Fleurs et feuilles se mangent, on les utilise en salade pour atténuer le goût d’autres plantes au goût plus prononcé.


Le rumex

De grosses feuilles (ici légèrement tachetées), dont on ne consommera que les jeunes pousses (les plus anciennes sont très amères).


Le lierre terrestre

Plante couvre-sol formant un tapis de petites fleurs violettes. Son goût est mentholé, feuillage et fleurs peuvent être dégustés.


La violette

Ses feuilles en forme de coeur sont dentelées mais arrondies, ce qui est assez rare donc facile à reconnaître. Cuisine là en salade!

La violette odorante

Malheureusement, nous n’avons trouvé que de la violette non odorante. L’odeur caractéristique de la violette nous ramène à notre côté régressif et enfantin, senteur à la fois fraîche, sucrée et acidulée. Si tu as un “spot” à violette odorante dans les coins de Metz, n’hésite pas à nous en faire part en l’échange d’un autre spot ;-)


Le gaillet blanc

Ses feuilles poussent à 360° autour de la tige. Certaines personnes utiliseraient le gaillet blanc pour faire cailler le lait. Beranger reste prudent sur le sujet et la possible toxicité de l’opération.

Ne se mange pas


Le trèfle

Tout le monde le reconnaîtra, les feuilles et fleurs peuvent être consommées en salades.


La petite oseille sauvage

Premier facteur pour l’identifier : il pousse en prairie et non en forêt. Dans le doute, on s’abstient donc de récolter ce qu’on pourrait identifier comme tel en forêt. La forme de sa feuille est très caractéristique en forme de pointe de flèche avec des petits ergots sur la partie basse de la feuille.

Risque de confusion avec l’arum tacheté très toxique et ne possédent pas d’ergots.


La berce

Tige foncée, présence de poils blancs, feuilles opposées sur la tige (par 2), au sommet de celle-ci, on pourra trouver 3 feuilles. A consommer cuite.


Marjolaine sauvage

Plante aromatique à la saveur prononcée, elle est la cousine de l’origan. La marjolaine est montante et l’origan rampant.


La chélidoine

Grande plante à fleurs jaunes, on aperçoit un suc jaune-orangé vif en cassant la tige. Ce suc soigne les verrues d’où son nom courant “d’herbe à verrues”. Il suffit d’en appliquer sur la verrue une fois par jour pendant plusieurs jours pour la voir disparaître.

Ne se mange pas, elle crée de puissants spasmes intestinaux si consommée.


La bardane

Le velcro est inspiré de la fleur de cette plante qui se cuisine comme la rhubarbe (cuite).


Le lierre

Magicien, il modifie son feuillage sur le haut afin de pouvoir absorber la lumière.

Les baies peuvent être utilisées comme colorant. Les feuilles hachées et bouillies font un excellent shampoing car il contient 13% de saponine.

Ne pas utiliser sur cheveux clairs car il aurait tendance à foncer le cheveu.

Ne se mange pas


Les ronces

Aussi étonnant que cela puisse paraître on peut consommer les jeunes boutons de ronces en salade.

Il faudra juste bien vérifier que ceux-ci n’ont pas encore formé d’épines.


La benoîte urbaine

Les racines offrent un goût de clou de girofle, on peut les utiliser pour la confection de boissons alcoolisées.

6 racines suffisent pour aromatiser 1L de préparation.


L’aspérule odorante

Certains lui trouvent un parfum de vanille, d’autres d’amandes… On l’utilise pour aromatiser les desserts. Cette plante contient de la coumarine qui est un anticoagulant, il faudra donc faire sécher les feuilles 2 semaines avant de les consommer.

Attention si les feuilles noircissent au sechage, elles conserveront leur toxicité.

Les feuilles peuvent être récoltées avant la floraison ou au tout début de celle-ci.

Informations importantes concernant la récolte de plantes comestibles en pleine nature :

Déjeuner “vert” après la récolte

Après 2-3 heures de balade en pleine nature, Béranger nous invite à concocter et partager un déjeuner “nature” dans son sanctuaire.

Notre menu se compose :

Le déjeuner très convivial fût suivi d’un temps calme à profiter du soleil en se prélassant dans l’herbe.

Fin de la journée 16h, nous repartons le ventre plein et l’esprit détendu avec plein d’informations en poche que nous pourrons mettre en pratique en rentrant chez nous.

Conclusion

une superbe journée qui nous donne envie d’en apprendre davantage, d’autant que la nature “bouge” au fil des saisons et qu’il y aura bien d’autres choses à découvrir au fil des semaines.

Si toi aussi tu souhaites t’inscrire aux ateliers “nature” de Béranger et passer un super moment en connexion avec mère nature, voici le calendrier des différents ateliers pour le mois de mai : calendrier de mai